Chronique du 12 janvier 2023

vendredi 13 janvier 2023 par Radio-Grésivaudan

Y sacrifierai-je ? M’abstenir pourrait être mal compris dans une société et à un moment où l’on tire à vue sur tout ce qui ne renvoie pas aux codes sociétaux. Alors, fi de toute réserve, et c’est sans plus tergiverser que je vous présente, chères lectrices et chers lecteurs, mes meilleurs vœux – de réussites, bien entendu- pour cette année nouvelle et permettez-moi de ne pas lésiner sur le contenu. Mes vœux concernent tous les champs de la plateforme votive humaine : santé, famille, revenus, amitié, amour, voire passion amoureuse, rencontres, pas forcément dans les plateformes spécialisées, j’en passe et des meilleurs. Soucieux de l’efficacité de mon intervention c’est avec plaisir que j’apprendrai de votre part tout ce qui a réussi, ce qui m’encouragera, pour le vœux de 2024, à ne pas perdre mon temps en vaticinations oiseuses pour, finalement, rejoindre le champ des usages et vérifier, enfin et surtout, l’efficacité de mes souhaits. En ce qui me concerne, pour l’instant, je ne ressens aucune transformation notoire dans mon statut de personne diminuée qui pourrait s’expliquer par l’efficacité votive de tous mes ami(e)s. J’ai toujours ma canne, je perd des cheveux et mon charme légendaire (?) en a pris un sacré coup. Et cela ne va pas sans maintes chutes et autres accrochages sur tout ce qui dépasse tant soit peu dans le champ de mes déplacements. Mais, bon, me plaindre serait indécent à un moment ou la souffrance humaine devient le statut de tant de nos frères et sœurs en humanité. S’il existe un grand Ordinateur, un Dieu, barbu ou imberbe , ou le grand saumon des indiens d’ Amérique du nord, prions pour qu’il nous protège du pire et des méfaits de quelques dictateurs à la mode russe, brésiliennes, turque, ou américaine. Mais il est peut-être plus efficace de poser la question dans d’autres termes : à ma place, à notre place, « que faire ? ». Le débat est ouvert. A un moment de l’histoire où les extrêmes droites étendent leur influence sur toute la planète, il est urgent de réagir et de redonner force et actualité à nos valeurs ; liberté, égalité fraternité,qui ne doivent pas rester de simples mots.. Cela commence par l’école qui doit aussi former à la réflexion, au doute constructif. Suffit ! J’en vois qui décrochent. Ce n’est pas le moment d’assombrir ces jours où la fête réunit familles et amis. Soit. Mais que voulez-vous on ne se refait pas. Heureusement, reste la poésie , la poésie comme résistance à la vulgarité des tyrans, comme arme de libération sociale et ontologique. En ces temps difficiles pour une majorité de nos concitoyens elle donne souffle et vigueur aux résistants à naître. Il faut relire Eluard . Quand un poète meurt la vie perd un militant. Il faut aimer les poètes. Suffit ! La vie est belle, tralalaitou.. Ne perdons pas espoir ! Haut les cœurs ! N’empêche*…

Bien à vous,

MA

*A lire, si vous avez un peu de temps disponible : « Il faut une révolution politique, poétique, philosophique », entretien avec l’astro-physicien Aurélien BARRAU Brillant….glaçant !

22 Nivôse CCXXXI


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