les Ouïghours et les Tibétains

mercredi 12 janvier 2011 par Radio-Grésivaudan

Dans le cadre de la saison des peuples Autochtones, 5 h ont été consacrées avec les populations autochtones opprimées par l’état chinois. 2 peuples ont témoignés ; Les Ouïghours et les Tibétains et la communauté Falun Dafa
Pour en parler était présent :

Mr Wangpo Bashi, tibétain, du bureua du Tibet à Paris
Sylvie Lasserre journaliste

Les Ouïghours

Les Ouïghours (littéralement unité, langue ouïghour : ئۇيغۇر ; en sinogrammes simplifiés 维吾尔 ; en sinogrammes traditionnels 維吾爾 ; en pinyin Wéiwú’ěr) sont un peuple turcophone et musulman sunnite habitant la région autonome ouïghoure du Xinjiang (ancien Turkestan oriental) en Chine, et Asie centrale. Ils représentent une des cinquante-six nationalités reconnues officiellement par la république populaire de Chine (Wéiwú’ěr zú en pinyin). Ils sont apparentés aux Ouzbeks. Leur langue est le ouïghour.

Le gouvernement chinois a profité du 11 septembre 2001 pour vendre son programme anti-terroriste à l’étranger. Il a obtenu l’extradition de militants ouïghours de plusieurs pays, dont le Pakistan, le Kazakhstan et le Kirghizistan. Vingt-six Ouïghours (au moins) ont été capturés en Afghanistan et au Pakistan et détenus à Guantanamo. À leur libération, cinq ont été expulsés vers l’Albanie (en 2007) et dix-sept devaient être accueillis par Palaos, en juin 2009, suscitant les protestations de Pékin. Quatre autres ont reçu des permis de séjour dans les Bermudes.Des organisations clandestines ouïghoures sont actives à l’intérieur du pays. On en sait très peu sur ces organisations. On connaît néanmoins le nom de deux d’entre elles : le Mouvement islamique du Turkestan oriental (accusé d’une série d’attentats au Xinjiang) et la Jeunesse du foyer du Turkestan oriental (qualifiée de “Hamas du Xinjiang”). Ce groupe radical qui lutte pour l’indépendance du Turkestan oriental, compterait environ 2 000 militants, dont certains auraient été entraînés à la guérilla en Afghanistan et dans d’autres pays musulmans. Mais il existe une multitude d’autres groupes et mouvements, seulement connus par ce que veut bien en dire le gouvernement chinois.
À l’étranger, les Ouïghours sont présents au Kazakhstan, en Turquie, en Allemagne, en Suède, en Suisse et aux États-Unis d’Amérique. Au Kazakhstan se trouve une des plus anciennes organisations ouïghoures, le Comité pour le Turkestan oriental, basé à Almaty, la capitale. Il aurait intensifié ces activités ces derniers temps. Il a été formé à l’origine par d’anciens insurgés qui avaient combattu l’occupation chinoise entre 1944 et 1949. Le leader des indépendantistes ouïghours, Aysa Beg, s’est réfugié en Turquie après la fondation de la République populaire de Chine en 1949.
Le 19 septembre 2004 a été fondé à Washington le « Gouvernement en exil du Turkestan oriental », de régime parlementaire, dont le Premier ministre est Anwar Yusuf. Une constitution a été proclamée, et traduite en turc, anglais, chinois et japonais. La communauté musulmane ouïgoure est présentée par les autorités chinoises comme une des principales menaces potentielles sur la sécurité des Jeux olympiques de Pékin. Sa responsabilité est mise en cause dans l’attaque d’un poste de police le 4 août 2008 dans la province du Xinjiang, attaque qui a fait 16 morts. En juillet 2009, de violentes émeutes eurent lieu, les Ouïghours s’attaquant aux Hans, avant d’être eux-mêmes sujets à une violente répression du pouvoir fédéral.

MP3 - 37.2 Mo
Débat Ouïghours

en savoir plus
* Rebiya Kadeer  : militante des droits de l’homme de l’ethnie ouïgoure. Depuis 2006, elle est la présidente du Congrès mondial des Ouïghours.
* Association des Ouïghours de France
* La version française du site officiel du Congrès Mondial Ouïghour (CMO)
 

Les Tibétains

Les Tibétains forment un peuple d’Asie vivant dans l’actuelle région autonome du Tibet et dans les provinces chinoises voisines. Ils composent une des 56 nationalités de Chine. Environ 5 % des Tibétains vivent en exil. Historiquement, le Tibet comprenait trois régions principales : la région de Ü-Tsang correspondant à la plus grande partie de la région autonome du Tibet actuelle, l’Amdo incorporé à la province chinoise du Qinghai et le Kham dont la partie orientale est incorporée à la province chinoise du Sichuan, sa partie occidentale étant rattachée à la région autonome.

En 2000, le nombre de Tibétains dans l’ensemble de ces régions était d’environ 5 400 000 selon Bureau d’État des Statistiques. Le gouvernement tibétain en exil à Dharamsala en Inde donne une estimation proche de ce chiffre de 6 millions de Tibétains vivant actuellement au Tibet. Il faut ajouter qu’environ 200 000 Tibétains ont fui le Tibet ou vivent actuellement en exil, principalement en Inde mais aussi au Népal, au Bhoutan, en Europe et aux États-Unis.

La population tibétaine a subi une baisse importante entre les recensements de 1953 et 1964 (de 2,77 à 2,50 millions), comme l’indiquent les chiffres de source chinoise. Les causes de cette diminution restent toutefois à déterminer précisément. La Commission internationale des juristes a qualifié dans un rapport de 1959 les massacres perpétrés au Tibet par les autorités chinoises de génocide. A. Tom Grunfeld et Howard B. Tolley Jr. affirment que cette organisation est une de celles créées et financées en sous main par la CIA dans le cadre de la guerre froide pour préparer des rapports de propagande contre la Chine L’Administration centrale tibétaine (ou Central Tibetan Administration – CTA), connue plus généralement sous l’appellation de Gouvernement tibétain en exil, est le gouvernement en exil conduit par le 14e dalaï-lama, Tenzin Gyatso et installé à Dharamsala en (Inde). Il se donne pour mission de prendre en charge les réfugiés tibétains et de « restaurer la liberté au Tibet ».

Depuis la reprise des contacts directs avec le Gouvernement central de la République populaire de Chine (RPC) en 2002, des discussions approfondies ont eu lieu entre les émissaires de Sa Sainteté le Dalaï Lama et les représentants du Gouvernement central. Lors de ces discussions, nous avons clairement mis en avant les aspirations des Tibétains. Le cœur de l’approche de la Voie médiane est l’obtention d’une véritable autonomie pour le peuple tibétain dans le cadre de la Constitution de la RPC. Ceci relève de la recherche d’un bénéfice mutuel et s’appuie sur l’intérêt à long terme des peuples tibétain et chinois. Nous restons fermement engagés à ne pas réclamer la séparation ou l’indépendance. Nous voulons trouver une solution au problème tibétain à travers une véritable autonomie, ce qui est compatible avec le principe d’autonomie prévu par la Constitution de la RPC. La protection et le développement de l’identité tibétaine, unique par bien des aspects, servent à la fois l’intérêt de l’humanité en général et celui des peuples tibétain et chinois en particulier.

MP3 - 10.1 Mo
Itw de WAngpo Bashi
MP3 - 41.3 Mo
Débat Tibet

en savoir plus :
http://www.tibetainsdefrance.com/
administration centrale du tibet
Gouvernement du Tibet en exil
sites d’associations de soutien au Tibet
tibet info sur le net

 Falun Dafa

Le Falun Dafa (法轮大法 en chinois simplifié, Fǎlún dàfǎ en pinyin) ou Falun Gong est un mouvement spirituel chinois. Fondé par Li Hongzhi en 1992, ce qigong particulier comptait en 1999 environ 70 millions de pratiquants. Depuis 1999, concurrençant le Parti communiste chinois (PCC) comme organisation sociale, il fait l’objet d’une répression en République populaire de Chine qui procède à des arrestations et des emprisonnements accompagnés de torture .

Les pratiques de qigong, adoptées par le régime communiste en 1949, ont été interdites et réprimées comme des pratiques féodales et superstitieuses durant la Révolution culturelle.

Dans un contexte de détente économique, peu après les premières réformes libérales et la première apparition du chômage, le qigong réapparaît en Chine et se trouve même encouragé. Les autorités y voient une façon de mettre en avant la culture chinoise et participent à sa promotion à travers les Salons de la santé qui lui seront consacrés au début des années 1990.

En 1992, le Falun Dafa est présenté au grand public par Li Hongzhi. Pendant plusieurs années, les autorités chinoises resteront indifférentes face à ce mouvement et en 1995 Li Hongzhi commence à diffuser la méthode à l’étranger. Les autorités s’inquiètent de l’ampleur du phénomène, le nombre de pratiquants serait deux fois supérieur à celui des inscrits au Parti communiste chinois. Dès l’année 1996, des incidents de harcèlement de pratiquants ou de groupes de pratique sont recensés et le gouvernement fait interdire les livres du Falun Gong qu’il éditait auparavant et des articles contre le Falun Gong apparaissent alors dans la presse. Le 20 juillet 1999, Jiang Zemin, président à l’époque, affirme que le mouvement menace la stabilité sociale et politique de la Chine. Il lance une politique de répression en fondant le Bureau 610, un groupe de commandement chargé de surveiller le Falun Gong et dont l’organisation et le statut extra-gouvernemental sont similaires à celui du Comité central de la révolution culturelle. En octobre 1999, une loi légitime la répression en rendant illégales toutes les organisations dites hérétiques. Celle-ci étant rétroactive, tous les pratiquants et ex-pratiquants sont concernés.

MP3 - 5 Mo
Faolong

en savoir plus :
* Falun en France