editorial du 8 au 16 janvier

vendredi 8 janvier 2010 par Radio-Grésivaudan

Incroyable, 2010 débute avec de la neige... De la neige en Hiver, nous aurions presque oublié que cela été possible, nous aurions oublié que cela est froid, que ça glisse pour le bonheur des enfants, des skieurs et des carrossiers. Mais attention, alerte Orange, danger, sécurité, les drapeaux de la peur, du blocage de l’économie sont agités. Nous aurions oublié aussi que c’est beau, paisible, ouateux, poétique, féérique... Comme l’été et le soleil ou l’automne et ses couleurs chatoyantes, identiques, mais différents, peut-être ce que l’on appelle la diversité des saisons. À propos de diversité, n’oublions pas que 2010 a été déclarée par Les Nations Unies , Année internationale de la biodiversité. C’est une célébration de la vie sur terre et de la valeur de la biodiversité pour notre vie. Le monde est invité à prendre des mesures en 2010 pour sauvegarder la diversité de la vie sur terre : la biodiversité.

Pour cette année a été rédigée une convention sur la diversité biologique pour la nature et le bien-être de l’humanité. En voici l’avant-propos :

"Le milieu naturel fournit à l’humanité des conditions de vie élémentaires sans lesquelles elle ne pourrait survivre. La vie sur la Planète Bleue se limite à la biosphère, une enveloppe fine et irrégulière autour de la surface de la terre, qui se situe dans un rayon de quelques kilomètres seulement autour du globe. Là, les écosystèmes purifient l’air et l’eau qui sont les bases de la vie. Ils stabilisent et modèrent le climat de la terre. Les sols sont fertilisés, les cycles des éléments nutritifs sont renouvelés et les plantes sont pollinisées. Bien que les scientifiques soient maintenant capables de mesurer la complexité de cette toile composée de procédés naturels reliés entre eux , nous sommes encore loin de comprendre comment tous ces éléments naturels se retrouvent en harmonie. Ce que nous savons par contre, c’est qu’il suffirait qu’une partie de la toile se détériore pour que l’avenir de la vie sur la planète soit en péril.
La diversité biologique – la variabilité de la vie sur terre – est la solution pour que la biosphère continue d’être en mesure de nous fournir des biens et des services écologiques, elle représente donc un contrat d’assurance-vie pour les espèces qui y évoluent.
Cependant, nous aussi les humains, en tant qu’espèces, nous sommes en train de dégrader, voire de détruire dans certains cas, la capacité de la diversité biologique à continuer à nous rendre ces services.

Le vingtième siècle a vu le nombre de la population humaine multiplié par quatre et la performance économique multipliée par dix-huit. Mais ces phénomènes ont été accompagnés de modèles insoutenables de consommation et de l’utilisation irrationnelle de technologies environnementales. La population du globe a maintenant atteint 6 milliards et la pression que nous exerçons sur la planète est insupportable ; sa capacité à absorber est même sérieusement compromise. Et qui plus est, les fruits de cette richesse sont répartis de manière très inégale.
Alors que certains d’entre nous bénéficient de conditions de vie meilleures par rapport à aucun moment dans l’histoire de l’humanité, presque la moitié de la population mondiale est injustement pauvre, survivant sur un revenu inférieur à 2$ par jour. Pire encore, les pauvres souffrent comparativement encore plus des dommages causés à l’environnement.

Le 21ème siècle sera marqué par notre faculté – ou notre échec – à nous débarrasser collectivement de la pauvreté, à garantir le respect des droits de l’homme et à s’assurer que notre avenir soit durable sur le plan environnemental. Il s’agit d’une équation à trois composantes : se libérer de la misère, se débarrasser de la peur et enfin assurer la pérennité de notre environnement.
La communauté mondiale a reconnu cet état de fait. Au cours des dernières années, les Nations Unies ont organisé un certain nombre de réunions au sommet et de négociations pour adopter des instruments juridiques et des programmes d’action sur des problèmes importants : l’éducation, les droits de l’enfant, l’environnement et le développement, les droits de l’homme, la population et le développement, le développement social, l’amélioration de la condition féminine, les établissements humains et la sécurité alimentaire. Dans l’ensemble, les instruments légaux et politiques existent à peu près partout ; il s’agit maintenant de les mettre en oeuvre.

La Convention sur la diversité biologique constitue l’un de ces instruments. C’est à Rio de Janeiro, en juin 1992, lors de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement que cette
Convention a été ouverte pour signature. Elle est entrée en vigueur à la fin de 1993 e
t elle a maintenant été ratifiée par une majorité de pays, pour lesquels la Convention représente un instrument juridiquement contraignant de conservation de la diversité biologique, d’utilisation durable de ses éléments et de partage juste et équitable des avantages qui découlent de l’utilisation de ses ressources génétiques. Ce guide vous présente la Convention, vous explique les questions qu’elle traite et les actions qu’il est nécessaire de prendre. Les mesures prises seulement par des gouvernements ne suffiront pas. La dégradation de l’environnement ne pourra être évitée et le développement durable ne pourra être garanti pour nous mêmes et les générations à venir, qu’avec l’assurance que nos actions et nos comportements seront individuellement et collectivement durables.
Je souhaite que vous lisiez ce Guide en ayant à l’esprit tout ce qui précède, et en demandant à votre famille et à votre communauté de prendre part à la réalisation des objectifs de la Convention sur la diversité biologique.
Klaus Töpfer, Directeur exécutif du PNUE "

Pour en savoir plus :
convention sur la diversité biologique
Nations-unis année de la bio-diversité


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