editorial du 4 au 11 juin

vendredi 4 juin 2010 par Radio-Grésivaudan

On a beau dire - et nous le disons - la lecture de la presse a quand même des bons côtés et ceux qui font la fine bouche s’agissant des gazettes devraient faire l’effort d’en feuilleter parfois les bonnes pages, qui ne sont d’ailleurs pas toujours les plus voyantes. Il faut savoir oublier les "unes" au profit de l’entrefilet caché au bas de la page 15, traquer la petite dépêche coincée entre deux pubs, et surtout ne pas hésiter à croiser sources et titres.

A cet égard - comme disent ceux qui ont fait les écoles et qui causent dans le poste - à cet égard donc, cette semaine écoulée fut riche en infos éclairantes qui illustrent à la perfection cette pensée (profonde) de Paul Valéry : "les hommes se distinguent par ce qu’ils montrent et se ressemblent par ce qu’ils cachent."

Propositions d’illustration :

- L’UMP, c’est bien connu n’ a rien de commun avec le FN, infréquentable, promis juré. Rachida Dati est membre de l’UMP, donc ... je vous laisse le soin de conduire le syllogisme à son terme. Et l’on apprend (L’Express du 27/5, cité par le Canard enchaîné) que la dame" discute avec Jean-Marie Le Pen d’immigration et de médiocratie, avec Bruno Gollnisch d’identité européenne ou avec Philippe de Villiers des causes de la crise économique." Le tout, espérons le, dans le meilleur esprit : on ne sait jamais, on pourrait peut-être se retrouver demain si la chienlit risquait de revenir au pouvoir.

- Si l’on en croit Libération, DSK et le transfuge Eric Bessson vont partager le pain et le sel à l’occasion du Forum international des Amériques à Montréal. Kouchner sera aussi de la partie. Chacun des convives - je n’ai pas dit compères - se livrera à l’exercice de l’exposé sur des sujets qu’ils sont censés dominés. Pas de rencontres officielles programmées entre eux. Pour les rencontres officieuses, "on verra sur place" indique le cabinet de Besson, cité par Libé.

- Si l’on en croit la plupart des gazettes, Bayrou et Sarko, c’est bien connu n’ont rien en commun sinon une haine habituelle et normale chez des rivaux en politique. Et l’on apprend, dans les mêmes gazettes que le Président en exercice a reçu fin avril celui qui rêve de le devenir. Le Président, nous dit-on fut cordial , voire charmant. On s’en réjouit car il faut toujours préférer ce qui rapproche à ce qui éloigne ou sépare. Et puis, on ne sait jamais, si la chienlit revenait au pouvoir etc...

Seuls les mauvais esprits jugeront que la juxtaposition de ces infos invitent à l’amalgame et frisent le procès d’intention. C’est sûr et je veux bien en convenir. Mais je ne suis pas un spécialiste ni un expert de l’analyse et j’ai souvent tendance à tout mélanger. Mélanger, c’est le cas de le dire et à confondre tous les mots en "con" : confusion, connivence, complicité, compérage, au contraire des mots en"col" comme collusion et collaboration.

Convivialement vôtre,

MA