editorial du 4 au 11 décembre

vendredi 4 décembre 2009 par Radio-Grésivaudan

Je n’étais qu’un jeune débutant dans le monde de la radio, avec peu de connaissances de l’intercommunalité et de la participation citoyenne qui ne portait pas encore ce nom. Une des premières réunions importantes à laquelle j’ai participé fut celle du GEAG ( groupement d’étude et d’aménagement du Grésivaudan). Une structure qui regroupait en son sein des représentants des communes, des représentants sociaux économiques et des associations. Chacun ayant le droit à l’expression et au droit de vote ( ce qui n’est plus le cas aujourd’hui). La personne qui animait les débats ce jour-là était François Hollard. Ce fut pour moi, une rencontre mémorable, j’ai découvert un homme à l’écoute, faisant tout pour que tous puissent exprimer leurs points de vue, puisse participer non seulement au débat, mais aussi à la construction des projets futurs.

Cet engagement pour le développement de la démocratie participative fut présent dans toute sa vie : au sein du GEAG, de l’association économie et humaniste avec le père Lebret ; au sein du comité d’expension de l’Isère pis de la fédération national... Son engagement pour la participation des citoyens s’est traduit surtout par sa présence toujours passionnante au sein des groupements d’action municipaux, de l’association des habitants du grand Grenoble, du scot participatif ou dans sa présence aux réunions de démocratie participative de la région. Ses avis et ses conseils étaient très appréciés et son appui aux conseils de développement indéfectible.
François Hollard a marqué l’histoire de l’Isère dans différents domaines, mais surtout dans celui de la participation citoyenne dont il avait une vision moderne et réelle. Cette vision moderne ne l’empêchait pas de s’appuyer sur des bases fortement oubliées de nos jours : l’éducation populaire. Voici ce qu’il disait dans la lettre du réseau de la démocratie participative de Rhône-Alpe : " Pour former le citoyen à la participation, réinvestir l’éducation populaire. La participation citoyenne requiert un citoyen éduqué. L’éducation populaire a longtemps rempli cette fonction. D’où l’enjeu d’organiser sa reviviscence "

E.L

 

 
La participation citoyenne requiert un