editorial du 30 novembre au 7 decembre

vendredi 30 novembre 2012 par Radio-Grésivaudan

Fichtre !

Me voilà devant mon tout premier édito pour Radio Grésivaudan, et patatras, le trac de la page blanche qui scotche ma langue sur le clavier. Pourtant, ce n’est pas l’actu qui manque… Relis donc un article du Monde diplomatique sur la compétitivité ou l’emprise du monde financier sur les gouvernements endettés, me dis-je.
Ça t’échauffera...
Cet automne je suis passé à Fourmies dans le Nord. Le textile florissant au XIXe siècle : rentabilité et profits à fond. A l’époque ça provoquait des grèves dures et des manifestations sacrément violentes sur les conditions de travail inacceptables. L’armée tira sur les grévistes : 9 morts le 1er mai 1891.
Je suis ensuite passé à Revin dans les Ardennes. Les volets clos de la sidérurgie défunte il y a trente ans. Aujourd’hui l’incompréhension après l’annonce de la fermeture d’Electrolux en 2013 pour délocalisation en Pologne, malgré les profits en hausse.
Milou blanc me dit : « Mais il faut bien qu’ils travaillent aussi, les polonais »
Je réponds du tac au tac : « Parles-en aux travailleurs des forges d’Allevard ! L’acier c’est quand même le patrimoine de la vallée du Grésivaudan, non ? »
Posons donc la question autrement, dans une société qui ne se baserait plus sur le profit !
Il faut bien que tout le monde travaille, c’est vrai. Ou du moins, il faut bien que tout le monde vive. Et ceci sans surproduire, pousser à la conso à fond, et faire pêter la planête !
On nous sert de la « compétitivité » assortie du Nobel de la paix ! Dormez braves gens...
A une époque lointaine (au début des années 90), avant que la finance n’accélère son emprise et avale tout, certains avaient envisagé la semaine des 32 heures sans perte de salaire ( les Verts ont ressorti le sujet l’an dernier et on trouve sur internet des textes à ce sujet). Le calcul avait été fait que les embauches qui en découleraient, plus la diminution du chômage, dégageraient suffisamment d’argent pour compléter les salaires faibles (ou de ceux qui travaillent que partiellement) par une sorte de salaire de citoyenneté, obtenue juste parce qu’on est né et vivant.

Partager le travail, travailler moins et gagner autant.
Quelle utopie…
Une idée que le Brésil a mise en place en 2005
Et puis du temps libre pour quoi : écouter Mermet ou Radio G, lire le diplo, lire tout court et aller voir des spectacles et des expos ? Créer ? Vaste sujet pour une autre page blanche !

JM.F

 

 

 


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