editorial du 23 au 30 mars

vendredi 23 mars 2012 par Radio-Grésivaudan

A celles et ceux qui se plaignent de l’actualité, soit qu’ils la jugent trop envahissante, grave et stressante, soit qu’ils en déplorent la médiocrité et la futilité, je ne peux, à première vue, qu’ exprimer ma compréhension, que souscrire à leur ennui et abonder dans leur sens. Rabâchage et sensationnalisme sont, c’est vrai, les deux ressorts essentiels de la communication selon les médias du temps.

Il reste cependant qu’une oreille attentive et un regard affuté permettent parfois de distinguer dans le brouet quotidien des éléments de réflexions- comme on parle d’éléments de langage – susceptibles de nous aider à décrypter la réalité, à faire surgir un début de vérité, à condition de recourir à des croisements pertinents, à des prises de distance raisonnables et raisonnées.

Ainsi de ces deux informations qui ont retenu mon attention ces dernières semaines et que je soumets à votre examen :

1- De l’aveu même de celle qu’il est convenu d’appeler la première dame de France, le couple qui occupe provisoirement l’Elysée est à ranger dans la catégorie des « gens modestes ». Et à ceux qui en douteraient, une précision essentielle vient étayer cette annonce : notre guide aime le potage ! Voilà qui sonne vrai et France profonde. On touche là à quelque chose de fort, à un je ne sais quoi de puissamment enraciné dans notre terroir national, et il faut imaginer notre Président trempant sa soupe de légume aux vermicelles, dans une ambiance apaisée de fin de journée, la scène baignant dans une lumière de contre-jour diffusée par une pauvre chandelle. C’est quasiment du Greuze.

 

2- Si l’on en croit un éminent professeur italien, la longueur du pénis des hommes a diminué d’un centimètre en 60 ans et culmine (?) aujourd’hui à quelques 8,9 cm. La faute à l’environnement. Par contre, et parallèlement, les bras s’allongent pour la totalité de l’échantillon examiné et les jambes pour la moitié du même.

Au premier examen rien ne semble rapprocher ces deux informations et je vous ferai grâce des remarques graveleuses qu’elles pourraient susciter. Ne cédons pas à la facilité en ces temps d’élection présidentielle et laissons aux ricaneurs de l’anti-France le plaisir douteux que leur procure la pratique de mauvais calembours.

C’est à mon ami Marcel (qui est loin d’être un con) que je dois d’avoir mis fin à ma perplexité du moment. En effet remarque-t-il, « va pour les pénis, les bras et les jambes, mais rien sur les nez ! On nous cache le principal !Comment cet appendice ne s’allongerait-il pas compte tenu de l’environnement actuel. Et à bien observer le nez du principal impétrant , il est clair que si ça continue, il va finir par tremper dans le potage ».

Sacré Marcel !

MA