editorial du 17 au 24 février

vendredi 17 février 2012 par Radio-Grésivaudan

Jamais facile d’écrire un édito. Surtout en ces temps pré-électifs de campagne où la tentation de parler politique est trop forte.

Cette semaine justement deux faits, qui à priori, n’ont rien à voir ont marqué mon esprit.

D’abord la proposition de référendum sur les droits des chômeurs. Ensuite la profanation d’un cimetière pour animaux dans la banlieue chic de Paris. Rien à voir, hein ???

Et pourtant... la tombe du toutou a été profanée car s’y trouvait, aux cotés de la dépouille, un collier de diamants... Vous ne voyez toujours pas le rapport ?

Cet épiphénomène (la profanation, pas le référendum) met en relief un fait attristant voir pathétique. La pauvreté et la précarité cristallisent le mécontentement social, plus que l’arrogance des riches. Les politiques (enfin une partie d’entre eux) utilisent les vieilles recettes pour stigmatiser une partie de la grande majorité auquel nous appartenons. Diviser pour mieux régner, tel est l’adage des Machiavels de tous poils !

Nous qui sommes cette immense majorité, nous qui côtoyons le chômage (bien plus subit que choisit), nous qui travaillons, nous étrangers, nous victimes, nous qui ne sommes ni des profiteurs, ni des assistés, ne nous trompons pas de combat ! Les profiteurs, les insolents, les indécents, ceux qui abusent réellement du système, ne sont-ils pas ces patrons qui gagnent 1000 fois ce que leur ouvriers perçoivent ? Ces financiers, héros des primes, vivant dans la surenchère permanente des dividendes ? A quand le référendum pour interdire les colliers en diamants pour chiens ?

AL.M