editorial 28 octobre au 4 novembre

vendredi 28 octobre 2011 par Radio-Grésivaudan

« Le langage est à la fois le bien le plus précieux et le plus dangereux qui est été donné à l’homme » Friedrich Hölderlin (1770-1843)

« Parler pour ne rien dire… »
Le brillant éditorial de l’Ami MAX la semaine dernière, et dont je partage le fond, la forme, le contenant, le contenu comme on taste un « Beaume de Venise 2008 ». M’incite grandement à éviter cette logorrhée de circonstance qui « pend au bout du nez » d’’un pseudo éditorialiste en mal d’inspiration.

Et pourtant :
Le cirque médiatique post-primaires de cette semaine et demi, les commentaires des uns, les supputations des autres ,les ambitions démesurées, les égos dégoulinants, les experts en emprunts « toxiques » et en Croyances de toutes sortes, les luttes intestines étalées sur la place publique…les valises… Les pleureurs (euses) ayant validés les traités de Maastricht et Lisbonne (ce dernier sans l’aval des citoyens) et qui s’étonnent de l’Euro-Bordel subséquent…2007 c’était hier ! Ya de quoi dire….Ya de quoi pleurer…où rire c’est selon !

Raymond revient, ils continuent à être fou…

« Mesdames et messieurs ... Je vous signale tout de suite que je vais parler pour ne rien dire. Oh ! je sais ! Vous pensez : "S’il n’a rien à dire ... il ferait mieux de se taire !" Evidemment ! Mais c’est trop facile ! ... c’est trop facile !
Vous voudriez que je fasse comme tous ceux qui n’ont rien à dire et qui le gardent pour eux ?
Eh bien non ! Mesdames et messieurs, moi, lorsque je n’ai rien à dire, je veux qu’on le sache ! Je veux en faire profiter les autres !
Et si, vous-mêmes, mesdames et messieurs, vous n’avez à rien dire, eh bien, on en parle, on en discute ! Je ne suis pas ennemi du colloque.
Mais, me direz-vous, si on en parle pour ne rien dire, de quoi allons-nous parler ?
Eh bien, de rien ! De rien ! Car rien ... ce n’est pas rien. 
La preuve c’est qu’on peut le soustraire.

Exemple : Rien moins rien = moins que rien ! Si l’on peut trouver moins que rien c’est que rien vaut déjà quelque chose !
On peut acheter quelque chose avec rien !

En le multipliant Une fois rien ... c’est rien
Deux fois rien .c’est pas beaucoup !
Mais trois fois rien ! ... Pour trois fois rien on peut déjà acheter quelque chose ! ... Et pour pas cher !
Maintenant si vous multipliez trois fois rien par trois fois rien : Rien multiplié par rien = rien. Trois multiplié par trois = neuf. Cela fait rien de neuf !

Oui ... ce n’est pas la peine d’en parler !

Bon ! Parlons d’autres choses ! parlons de la situation, tenez ! Sans préciser laquelle ! Si vous le permettez, je vais faire brièvement l’historique de la situation, quelle qu’elle soit ! Il y a quelques mois, souvenez-vous la situation pour n’être pas pire que celle d’aujourd’hui n’en n’était pas meilleure non plus ! Déjà nous allions vers la catastrophe et nous le savions ... Nous en étions conscients ! Car il ne faudrait pas croire que les responsables d’hier étaient plus ignorants de la situation que ne le sont ceux d’aujourd’hui ! Oui la catastrophe, nous le pensions, était pour demain ! C’est-à-dire qu’en fait elle devait être pour aujourd’hui !
Si mes calculs sont justes !

Or, que voyons-nous aujourd’hui ? Qu’elle est toujours pour demain ! Alors je vous pose la question, mesdames et messieurs : Est-ce en remettant toujours au lendemain la catastrophe que nous pourrions faire le jour même que nous l’éviterons ? D’ailleurs je vous signale entre parenthèses que si le gouvernement actuel n’est pas capable d’assurer la catastrophe, il est possible que l’opposition s’en empare ! »
Raymond DEVOS .(Sens dessus Dessous .Livre de Poche 1984 )

JP.G