editoial du 7 au 14 decembre

vendredi 7 décembre 2012 par Radio-Grésivaudan

Trop plein ? Les événements qui se succèdent depuis près d’un mois , bien que de nature différente, sont l’occasion, pour les gazettes, de laisser libre cours à une logorrhée où l’information - pas toujours rigoureuse d’ailleurs – n’est que prétexte à une mise en scène où chacun , pour se démarquer du concurrent et vendre du papier cède à la facilité du copié-collé. Au final, à force de vouloir se singulariser tout le monde se ressemble et se rassemble dans un marais d’où montent, comme des bulles , des mots ou expressions qui, en quelques jours et en quelques articles ou chroniques, constituent comme un corpus de ces fameux « éléments de langage » qui tiennent lieu d’arguments à défaut de susciter analyse et réflexion, ce qui n’est pas le propre des lieux communs. Ainsi de « amateurisme », de « signal » (toujours fort), d’ « appel d’air » comme exemples de ces tics dont tout commentateur doit faire usage pour être considéré comme post-moderne.

Qu’on ne compte donc pas sur moi pour embarquer sur cette nef où se consomme la même bouillie d’égos boostés à l’adjectif dont on sait qu’il est le plus souvent qualificatif. En outre, que dire de plus sur le soap-opéra des Atrides de Sarthe et de Seine et Marne qui n’ait déjà été dit , au risque de contribuer à populariser ce qui relève d’une rare médiocrité.

Par contre, si je courais le risque de céder à l’ennui, à la morosité, la polémique déclenchée par Madame Duflot avec l’évêché, agit sur moi comme un remontant et me requinque il faut voir comme. Et je me suis surpris, lors d’un échange à ce sujet avec des gens fortement imbibés d’eau de Boutin, à perdre tout contrôle et à crier « à bas la calotte ! » au risque de faire de la peine à quelque copines catho pour qui j’éprouve un réel attachement , attachement que mon ami Marcel attribue plutôt à la mensuration de ce que Lejaby met en valeur, grâce à la pugnacité des redresseurs productifs.

Enfin, et pour rester résolument positif comme le recommandent les inspirateurs de Carrefour, j’avoue que je suis séduit par les projets de la ministre du droit des femmes pour améliorer la condition de nos compagnes pour déboutiniser leur image comme leur vécu. Rien n’est encore acquis, continuons le combat, même si des progrès ont été réalisés depuis les années 60, si l’on se réfère au document que je vous propose en annexe et dont la toxicité reste forte à observer l’embarras de mon ami Marcel qui m’avoue que, parfois….

C’est tout pour aujourd’hui. Insister serait envoyer un mauvais signal à tous ceux qui m’attendent au tournant de l’actualité.

MA