Le pays qui vient de loin

vendredi 19 janvier 2007 par Radio-Grésivaudan

"Le pays qui vient de loin"

chez sabine wespieser de andré Bucher

résumé du livre :
« Quand on a débouché au sommet du col, le soleil venait de nous frapper dans le dos. Un genre de soleil déjà enragé qui bombardait les pierres, bien qu’il ne fût pas encore 9 heures. À s’en protéger il ne fallait même pas penser. Ici la nature ne faisait pas dans le bucolique. Tout était âpre et chaotique. Il n’y avait rien à craindre, mais le paysage donnait la sensation que la beauté et la mort s’entendaient à merveille. » Monologues insolites, ces nouvelles sont comme autant de facettes d’un seul et même personnage, solitaire et désenchanté, blessé par la vie, qui se détourne de la société pour trouver dans la nature rédemption et seconde chance.

l’auteur :
Enseignant de français et de latin depuis 1981 au lycée et en classes préparatoires Mathsup et Mathspe. Trois enfants. La littérature est une passion. L’enseignement m’a permis de la faire partager. Mais l’écriture est un désir et je l’ai toujours ressenti. La rédaction, à l’âge de trente ans, d’un roman n’a pas suffi pour que je le propose à un éditeur. Il faut une dose suffisante de confiance en soi pour franchir le pas, à moins que ce ne soit une dose d’inconscience. Quatorze ans plus tard, au bout d’un recueil de nouvelles, j’ai fait cette fois la démarche. Dans mon cas, l’appel téléphonique d’une maison d’édition et la publication d’un livre tenaient du fantasme. C’est pourtant ce qui s’est produit. Du coup j’ai eu le sentiment de passer de l’autre côté du miroir. Le monde de l’édition n’est certes pas fantasmatique. Mais, en tant que réalisation personnelle, cette publication m’apparaît comme un nouveau départ

coup de coeur :
Monologues époustouflants, ces nouvelles retracent les moments de vie d’un personnage aux multiples facettes. Son insolite cheminement, fait de rencontres, meurtrissures, replis sur soi le ramène inexorablement vers la nature