La Vie Locale spéciale

dimanche 27 novembre 2016 par Radio-Grésivaudan

Vie locale spéciale

1ère partie :

La réussite économique dans les quartiers prioritaires de la ville
A Chambéry :Chambéry le Haut, Chantemerle, Le Piochet, La Cassine, Le Biollay, Bellevue.

Les contrats de ville reposent sur 3 piliers :
Le développement de l’activité économique et de l’emploi, la cohésion sociale et le cadre de vie et le renouvellement urbain.
Le contrat de ville intègre des mesures pour encourager la création et le développement des entreprises, soutenir le commerce de proximité et l’artisanat.
Ils assurent par ailleurs une présence de Pôle emploi et des missions locales dans chaque territoire prioritaire, la mobilisation d’au moins 20 % des contrats aidés et des aides à l’emploi pour les jeunes des quartiers, et le développement d’un soutien actif à l’entrepreneuriat.


Le contrat de ville prévoit les mesures de soutien aux équipements sociaux, culturels, sportifs, et aux associations assurant le lien social sur le territoire. Ils assurent un investissement complémentaire des partenaires du contrat de ville dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la justice.

Les contrats de ville programment les créations d’équipements, la mobilité dans le parc résidentiel et l’installation de nouvelles activités dans le quartier. Ils détaillent les initiatives prises pour l’amélioration des relations entre la police et la population. Enfin, dans les territoires qui bénéficient du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU), les contrats déterminent les objectifs opérationnels de transformation du quartier et de mixité sociale.
 
Nous avons invité des structures et des créateurs d’entreprise de la région de Chambéry afin de discuter de la réussite économique dans les quartiers prioritaires.
Ils nous expliquent leurs idées de départs, les difficultés rencontrées et les aides reçues/apportées.

Avec :
L’association Posse 33 :
El Heidi Kanfar, président de l’association et Mo, salarié
L’association a fêté ses 20 ans l’année dernière
Ses objectifs sont de développer le rap, d’aider les groupes et les jeunes à s’insérer, produire autres groupes de rap.
 
L’ADIE de Grenoble : 
Alain Gutierrez, responsable développement et bénévolat

L’Adie est une association reconnue d’utilité publique qui aide des personnes éloignées du marché du travail et du système bancaire à créer leur entreprise et ainsi, leur propre emploi grâce, au microcrédit.

L’Adie a été créée en 1989 par Maria Nowak qui a adapté à la France le principe du microcrédit. Ce mécanisme financier est inspiré de la Grameen Bank créée au Bangladesh par Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix 2006 et a largement fait ses preuves dans les pays en voie de développement, en Asie, en Afrique et en Amérique Latine. Aujourd’hui, des millions de personnes à travers le monde vivent de leur travail grâce à ce type de financement.

Julien Montfalcon : a lancé activité de création de costumes

Jennifer Pelletier : chef de projet Cités Lab Chambéry métropole, lancé depuis le 3 octobre.

CitésLab est un service d’accompagnement à la création d’entreprise existants. Ils interviennent en amont du processus de la création d’entreprise : au stade de la détection et de l’amorçage.

Les chefs de projets du réseau CitésLab ont pour mission de favoriser la création d’entreprise par les habitants dans les quartiers prioritaires Politique de la Ville.

A ce jour, Jennifer Pelletier, de Cités Lab a rencontré une quinzaine de personnes
Elle a aussi organisé une journée itinérante en bus a travers les quartiers, et avec eux, une quinzaine d’acteurs de la création d’entreprise (société de portage salarial, pole emploi, etc). L’idée étant de rencontrer les porteurs de projet de création d’entreprise.

Fabienne Julienne : lance son entreprise de réinsertion professionnelle dans le quartier de Bellevue, à Chambéry.










2ème partie :

Jeanne Allaire-Kayigirwa, rescapée Tutsi
 
Jeanne Allaire-Kayigirwa est née en 1977 dans la Province Sud du Rwanda . En 1994 elle était élève au lycée dans la ville de Nyanza où elle a survécu au génocide des Tutsi. Elle est arrivée en France en 2000 pour poursuivre ses études. Elle intègre l’association Ibuka France en 2002, (aujourd’hui Ibuka Rhone-Alpes, filiale) Ibuka signifie SOUVIENS TOI en rwandais, qui oeuvre pour la perpétuation de la mémoire du génocide.


CAIRNS Rwanda :
Cet automne, Scènes obliques a accueilli en résidence Jeanne Allaire-Kayigirwa, grand témoin, rescapée du génocide contre les Tutsi (avril-juillet 1994).
Trois rencontres pour ce CAIRNS Rwanda au cours desquelles l’association s’est intéressée à ce génocide, à sa mémoire mais également à l’après-génocide. Comment cohabitent aujourd’hui ces deux communautés ? Dans quelle mesure la réconciliation est-elle possible ?

Le génocide des Tutsi du Rwanda a plus de vingt ans. Entre avril et juillet 1994, plus d’un million de Tutsi mais aussi des Hutu s’opposant au projet génocidaire étaient massacrés dans une fièvre de haine. Comment en est on arrivé la ? Quelles racines profondes ? Quels motifs à la soudaineté, à la violence du processus ? Dans quelle mesure la réconciliation est-elle possible ? Dans une période de tensions entre communautés ces événements peuvent-ils avoir valeur parabolique ?


Depuis son origine, Scènes Obliques réside et travaille sur les terres de montagne. L’association met en œuvre des projets artistiques ancrés dans la vie des territoires.
Elle suggère la possibilité d’un “espace culturel” inédit, mobile, dont le socle emprunterait à l’anthropologie et la mise en lumière, à l’imaginaire.
Dénuée de tout lieu dédié au spectacle ou à la représentation, Scènes Obliques est ainsi invitée à se glisser dans les espaces vacants, lieux de patrimoine, cafés de village, refuges, mais aussi à investir les pentes et les sommets, les espaces ouverts.

L’objectif de CAIRNS consiste à témoigner d’initiatives internationales par l’invitation et la mise en résonance de propos d’artistes-créateurs d’une part, de porteurs de projets culturels d’autre part. Ces acteurs auront été confrontés à l’étranger à des espaces ou à des contextes particuliers qui auront façonné certains des termes de leurs productions. Par la présentation de leurs travaux, il s’agit d’enrichir notre perception des modes possibles de présence de l’artiste au territoire. Leur invitation pourra être par ailleurs l’occasion d’un éclairage particulier donné sur la région du monde dont ils sont originaires, à travers la parole de grands témoins (sociologues, historiens, journalistes).

Cette ouverture internationale s’accompagne pour CAIRNS d’un souci accru de proximité avec les gens, au niveau du massif de Belledonne, de l’Isère, de la région Rhône-Alpes. Les diverses manifestations et rencontres induites par le projet seront ainsi accueillies dans des lieux actifs et « ressource » du territoire, les Bivouacs. Lieux de vie, lieux de patrimoine, lieux animés par des acteurs engagés, leur implication contribuera à l’esquisse d’une cartographie sensible liée à ce projet.