Jeanne Allaire-Kayigirwa, rescapée Tutsi

vendredi 25 novembre 2016 par manon

Jeanne Allaire-Kayigirwa est née en 1977 dans la Province Sud du Rwanda . En 1994 elle était élève au lycée dans la ville de Nyanza où elle a survécu au génocide des Tutsi. Elle est arrivée en France en 2000 pour poursuivre ses études. Elle intègre l’association Ibuka France en 2002, (aujourd’hui Ibuka Rhone-Alpes, filiale) Ibuka signifie SOUVIENS TOI en rwandais, qui oeuvre pour la perpétuation de la mémoire du génocide.

CAIRNS Rwanda :

Cet automne, Scènes obliques a accueilli en résidence Jeanne Allaire-Kayigirwa, grand témoin, rescapée du génocide contre les Tutsi (avril-juillet 1994).
Trois rencontres pour ce CAIRNS Rwanda au cours desquelles l’association s’est intéressée à ce génocide, à sa mémoire mais également à l’après-génocide. Comment cohabitent aujourd’hui ces deux communautés ? Dans quelle mesure la réconciliation est-elle possible ?

Le génocide des Tutsi du Rwanda a plus de vingt ans. Entre avril et juillet 1994, plus d’un million de Tutsi mais aussi des Hutu s’opposant au projet génocidaire étaient massacrés dans une fièvre de haine. Comment en est on arrivé la ? Quelles racines profondes ? Quels motifs à la soudaineté, à la violence du processus ? Dans quelle mesure la réconciliation est-elle possible ? Dans une période de tensions entre communautés ces événements peuvent-ils avoir valeur parabolique ?

Depuis son origine, Scènes Obliques réside et travaille sur les terres de montagne. L’association met en œuvre des projets artistiques ancrés dans la vie des territoires.
Elle suggère la possibilité d’un “espace culturel” inédit, mobile, dont le socle emprunterait à l’anthropologie et la mise en lumière, à l’imaginaire.
Dénuée de tout lieu dédié au spectacle ou à la représentation, Scènes Obliques est ainsi invitée à se glisser dans les espaces vacants, lieux de patrimoine, cafés de village, refuges, mais aussi à investir les pentes et les sommets, les espaces ouverts.

L’objectif de CAIRNS consiste à témoigner d’initiatives internationales par l’invitation et la mise en résonance de propos d’artistes-créateurs d’une part, de porteurs de projets culturels d’autre part. Ces acteurs auront été confrontés à l’étranger à des espaces ou à des contextes particuliers qui auront façonné certains des termes de leurs productions. Par la présentation de leurs travaux, il s’agit d’enrichir notre perception des modes possibles de présence de l’artiste au territoire. Leur invitation pourra être par ailleurs l’occasion d’un éclairage particulier donné sur la région du monde dont ils sont originaires, à travers la parole de grands témoins (sociologues, historiens, journalistes).

Cette ouverture internationale s’accompagne pour CAIRNS d’un souci accru de proximité avec les gens, au niveau du massif de Belledonne, de l’Isère, de la région Rhône-Alpes. Les diverses manifestations et rencontres induites par le projet seront ainsi accueillies dans des lieux actifs et « ressource » du territoire, les Bivouacs. Lieux de vie, lieux de patrimoine, lieux animés par des acteurs engagés, leur implication contribuera à l’esquisse d’une cartographie sensible liée à ce projet.



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