Jamie Lidell "Compass"

Soul -Funk- Electro

jeudi 22 avril 2010 par prog

En avant première sur Radio Grésivaudan / Compass
En Concert ,Le Vendredi 14 Mai 2010 - (Aux Nuits Sonores à Lyon )
A ne pas manquer .

5ème album, d’une grande créativité et explorant des univers musicaux encore insoupçonnés.
Le 17 mai paraîtra Compass, le nouvel album du chanteur fonky Jamie Lidell. Un chanteur fonky plus si fonky que ça, à en juger par la chanson titre dévoilée pour chauffer l’ambiance.

Biographie :

"Je ne me rappelle plus exactement du jour où ma voix a mué, mais c’était vraiment horrible. Avant ce jour-là je pouvais facilement chanter tout ce que je voulais. Après la mue, j’étais comme traumatisé, je ne pouvais plus chanter du tout. J’ai du tout réapprendre pour enfin être en mesure de chanter à nouveau. Attica Webzine, 2005 ” Jamie Lidell -

Nouvelle sensation Anglaise, catégorie "blue eyed soul", après Amy Winehouse, Jamie Lidell a tout pour plaire. Voix groovy, look stylé, il est pote avec Feist et Gonzales, habite Berlin, a un passé électro underground, connait ses classiques de Black music...Et en plus, c’est une bête de scène. Ne cherchez plus : la nouvelle star 2008, c’est lui.

Avant de devenir cet étrange dandy barbu à lunettes, Jamie, né le 18 septembre 1878 à Huntingdon, grandit dans la campagne Anglaise. Il fait sa scolarité dans un établissement chrétien. Sa belle voix se forme au sein du choeur paroissial, dont il devient vite un des solistes. Mais, alors qu’il écrit ses premières chansons et les interpréte discrètement dans le noir, le jeune Lidell se heurte vite aux réprimandes cléricales, sous prétexte qu’il joue avec le Démon.

Son sampleur devient son meilleur ami
Mais rien n’arrête ce passionné. Fou de musique, Jamie Lidell a grandi avec ses compagnons d’instruments. De la guitare aux synthétiseurs, Jamie prend tout ce qui lui passe par la main, dès le plus jeune âge. Il joue même du trombone pendant longtemps. Un beau jour, il reçoit £1000 en héritage. Bingo ! Il claque tout en équipement musical... A 16 ans, il commence à avoir un sacré matos. "J’ai eu un sampler, puis mon premier clavier. J’ai monté mon petit studio à la maison, avec un quatre pistes. C’était incroyable d’avoir tout ça chez moi", raconte-t-il à Attica Webzine. Un vrai music freak, ce Jamie. Sa carrière musicale commence lorsqu’il décide de déménager dans la capitale londonienne, où il forme l’éphémère groupe Subhead. Il se spécialise alors dans les procédés d’enregistrements et dans la manière de traiter le son, le triturant à foison. Son sampler devient son meilleur ami.

De la house expérimentale à la soul
Puis c’est l’exil à Berlin. Sa rencontre avec Cristian Vogel va mettre le feu aux poudres : ils forment le duo de house expérimentale Super_Collider, déployant une électro teintée de funk imparable. Le succès est immédiat en Allemagne, l’album Head On est bien accueilli par la presse. Mais l’Angleterre reste sceptique face à ce maëlstrom de sons étranges. Jamie Lidell décide alors de se lancer en solo. Après deux ans de labeur sonique, Muddlin Gear sort dans les bacs en 2000 et dans la lignée de Super_Collider, Jamie Lidell délivre un album dense aux influences vastes, comme si Marvin Gaye avait été englouti par les machines électros de Lidell. Contrepied de l’étonnant artiste, Jamie Lidell sort Multiply en 2005, contraste face à ses précédentes productions. Même s’il est signé sur le label d’élite électro Warp, Lidell est désormais plus soul, plus funk, plus jazz.

Triomphe de Jim
Trois ans plus tard, c’est la consécration pour Lidell, avec Jim. Sur les traces soul funk de son précédent opus, il s’éclate au micro, et ça s’entend. La voie black du blanc bec Jamie n’a jamais été aussi mielleuse et soulful. Avec une facilité déconcertante, il enfile les tubes comme des perles. Conquise, et un brin hystérique, la presse le compare vite à Prince, Marvin Gaye ou Otis Redding. "Je n’ai pas cherché à cacher mes influences (sur cet album), explique-t-il, c’est la musique que j’aime". Si Lidell revendique son amour absolu de la musique noire-américaine, il ne sombre jamais dans l’hommage paresseux à ses glorieuses idoles. Son excentricité naturelle dynamite des chansons avec une élégance toute funky. Et puis si l’on reconnait la valeur de quelqu’un à la qualité des ses fréquentations, Lidell est au top : Feist, Gonzales, Mocky ou encore Peaches... Soit la crème du songwriting raffiné et de l’électro pop d’avant-garde, expatriée à Berlin. Pour ne rien gâcher, Lidell jouit d’une excellent réputation live, où il laisse souvent libre cours à ses folles improvisations vocales. Jamie Lidell aurait-il, par hasard, un défaut ?