Editorial du 7 au 14 juin

vendredi 7 juin 2013 par Radio-Grésivaudan

Depuis quelques mois maintenant j’ai arrêté d’écouter, de lire les « informations ». Drôle de paradoxe quand on prétend « éduquer aux médias ».C’est peut être justement cela : 

Je ne sais que trop bien à quelle sauce on nous embobine.
Je ne connais que trop ce théâtre de unes sordides mêlées aux résultats des sports sensés nous permettre de nous dépasser pour continuer à avaler docilement les sornettes du libéralisme et ses supporter les plus féroces que sont nos médias.
Pour rester optimiste, pour continuer, je trie sur le volet.
Quelques infos du Postillon grenoblois par-ci, quelques émissions de radio par-là, des livres savoureux…

Sans ça, c’est l’asphyxie.
Sans ça, les neurones fuient, le moral tombe dans les chaussettes, le sentiment de vivre dans une société pourrie jusqu’à l’os s’installe et la colère m’habite.

Une énorme quantité de rien (pour ne pas dire autre chose) vous envahit et s’accroche à vos pensées.

Vous êtes soumis à la pensée unique, ramené à une vision du monde simpliste, étriquée et dépourvue de tout pouvoir créateur. Si le président proclame à tort et à travers le changement qu’il n’est pas prêt à mettre en œuvre ni pour lui, ni pour l’ensemble du pays, qu’est ce qui nous empêche de le faire en nous, pour chacun, pour ceux qui nous entourent ?

Qu’est ce qui nous empêche plus longtemps d’opérer cette mue lente ou rapide, d’emprunter des chemins ignorés ou espérés ?

Sommes nous encore trop perméables aux récits de crise et de la nécessité absolue de travailler plus, vite, pour donner un sens à la vie ?
Sommes nous encore coupables de vivre au rythme de nos cycles intérieurs, au rythme des saisons, au détriment de la productivité, des valeurs du culte de la mode et du format ?

N’attendons pas que le changement vienne d’en haut (ce qui ne risque pas d’arriver), mais faisons le remonter jusque là, comme une grande et inattendue vague de bon sens et d’humanité...

E.G