Editorial du 27 janvier au 3 fevrier

vendredi 27 janvier 2017

La surveillance de masse

Les origines de la surveillance globale remontent à la fin des années 1940, à la signature de l’accord secret UKUSA adopté conjointement par le Royaume-Uni et les États-Unis, qui aboutira en 1971 à la création du réseau de surveillance globale du nom de code « Echelon ».

Dans les années 1970, à la suite de l’affaire du Watergate et d’une enquête du Congrès des États-Unis qui suivit, on découvrit que la NSA, en collaboration avec son homologue britannique GCHQ, avait régulièrement intercepté les communications internationales d’importants militants et chefs de file de l’opposition à la guerre au Viêt Nam, tels que Jane Fonda et le Dr Benjamin Spock. Des décennies plus tard, une enquête conduite pendant plusieurs années par le Parlement européen mit en évidence le rôle de la NSA dans l’espionnage économique, dans un rapport intitulé Development of Surveillance Technology and Risk of Abuse of Economic Information (Développement des technologies de surveillance et risque d’abus dans l’information économique) et publié en 19993.

Toutefois, pour le grand public, c’est la série de divulgations détaillées de documents internes à la NSA, en juin 2013, qui révéla pour la première fois l’échelle considérable de l’espionnage de la NSA, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des frontières des États-Unis. La plupart de ces documents furent divulgués par un ancien sous-traitant de la CIA et de la NSA, Edward Snowden.

Ainsi, nombre des programmes de surveillance globale plus anciens comme PRISM, XKeyscore et Tempora ont été cités dans les milliers de documents publiés en 2013. De nombreux pays, y compris des alliés occidentaux des États-Unis et des États membres de l’OTAN, ont été ciblés par l’alliance stratégique des « Five Eyes » (Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni et États-Unis) – cinq démocraties occidentales et anglophones cherchant à atteindre la connaissance totale de l’information (Total Information Awareness) grâce au contrôle d’Internet, via des outils d’analyse comme le Boundless Informant (l’informateur sans limite)....
"- J’ai faim ...

- Attends, je fini mon édito pour Radio Grésivaudan ...

- On s’en fout : Personne ne lit ça !

- Meuh non ! Y’a des milliers de personnes qui ... des centaines ... des diz ... je suis sûr qu’il y a au moins un dépressif insomniaque qui lit ce truc !

- Même pas ! En plus t’as juste copié-collé Wikipédia !
- Bon, ok, on va être fixé : Je laisse un billet de 20 euros à la radio, et il est pour la première personne qui vient le réclamer !

- Sérieux ?

- Sérieux !

- Tu parles d’un éditorialiste ... tu paies pour être publié !

- oh, la ferme toi ! ou je t’écrase à coup de coton-tiges ..."

Extrait d’un dialogue entre l’hémisphère droit et l’hémisphère gauche de mon cerveau.
Bon, reprenons avec un truc chiant pour que même Eric (1) qui va copier-coller mon édito sur le site web ne s’en aperçoive pas.

À cause de cette surveillance des serveurs centraux et des dorsales Internet, de nombreux programmes se chevauchent et sont en corrélation les uns avec les autres. Ces programmes ont souvent été réalisés avec l’aide d’entités fédérales comme le département de la Justice et le FBI. Ils ont été ratifiés par des lois telles que le FISA Amendments Act, et les ordonnances judiciaires nécessaires ont été signées par un tribunal secret, le Foreign Intelligence Surveillance Court. Certains des programmes d’espionnage de la NSA ont reçu l’assistance directe des agences de renseignement nationales du Royaume-Uni (GCHQ) et de l’Australie (DSD), ainsi que celles de grandes entreprises de télécommunication et d’Internet comme Verizon, Telstra, Google, et Facebook.

Et c’est pourquoi la surveillance, exercée par les états et les sociétés commerciales (les GAFAM) est nocive, non seulement pour notre vie privée, mais pour notre liberté de penser même !

"S’il n’y a pas de droit à la vie privée, il ne peut y avoir de réelle liberté d’expression et d’opinion, et par conséquent, il ne peut y avoir de vraie démocratie."

Dilma Roussef, Présidente du Brésil, Espionnée par la NSA
HL

1 : tu crois vraiment... je surveille ce que tu écris...