Editorial du 2 au 8 novembre

lundi 4 novembre 2013 par Radio-Grésivaudan

Par flots calculés
Intarissables
Cette haine verbale disséminée
Plus aucune retenue
Prescription de l’Histoire
Prescription de la mémoire
Où est la vérité à présent
Bien enfouie dans nos limbes personnels
Cherchant ses petits dans les vestiges de nos pensées

La peur. Un gouvernement dit socialiste qui a peur des riches, et qui a vendu son âme aux lois du profit. Une part grandissante de la population qui a peur des lendemains et qui crient « au loup » en rejetant ceux qui ne sont pas de vrais français. Une autre, dont je fais partie, pétrie de principes humanistes et républicains, qui observe ce phénomène avec un abattement total.
La grande presse, hélas, évite toute question qui fâche, banalise ce qui va à l’encontre des principes républicains, ne permet pas de construire une pensée basée sur des faits réels, passés ou actuels. Je fouille désespérément à la recherche d’une étude simple et claire, sans pathos ni alarmisme stérile, proposée à une heure de grande écoute, qui permettrait une compréhension globale des phénomènes migratoires de population, leur raisons économiques, leurs raisons historiques (on ne parle plus du colonialisme…) le statut de réfugié politique. Elle tait la richesse des nations suite au brassage des peuples qui la compose. Et elle oublie son travail de mémoire par une mise en parallèle des mécanismes de fonctionnement du FN et ceux du National-socialisme des années trente.
Mis à part les radios locales, qui éclairent les initiatives locales solidaires et innovantes, rien ne vient contrebalancer ce qui apparait de plus en plus comme une intoxication généralisée, une propagande et qui fait des étrangers vivants sur le sol français les responsables uniques de la crise.
Parlons-en de cette crise. Après 2008, on assistait à une popularisation de l’information sur les mécanismes capitalistes. On entendait parler de la répartition totalement inégale des richesses, de la façon dont les milieux financiers provoquaient la récession, des taux d’intérêts faramineux des prêts d’état, etc…
Et donc quand l’actuel locataire de l’Elysée a été élu, on ne fut pas surpris qu’il se présente comme l’adversaire de la finance.
Un an et demi après ces vœux pieux, la réalité capitaliste plus installée que jamais, ne nous est plus expliquée. Elle est normalisée de la même façon que les discours xénophobes. On nous fait comprendre à demi-mot qu’il vaut mieux faire le gros dos, voir collaborer avec ce monde opaque de la finance, que cette machine est impossible à renverser.
Quitte à ce que se renforce la peur de l’étranger qui gonfle les scores de l’extrême droite dans à un point tel, qu’on n’ose plus, au JT nationaux, rappeler qu’on commémore chaque année, le soulagement que fut la fin du nazisme et du fascisme, bâtis sur ces germes, cette haine d’état génératrice d’un conflit mondial et d’un génocide, dont PERSONNE n’est sorti intact.

Enfant
J’apprenais le bien du mal
L’ange du démon
Pour tracer une route légale
Je retenais mes leçons 
Education ou barbarie 
Aucune barrière alors
Champs mêlés
Terres se nourrissant des mêmes eaux
Des limons s’infiltrant imperceptiblement
Mutuels
Un bonheur est-ce trop demander

Je viens de lire l’analyse sur le site de Médiapart http://blogs.mediapart.fr/blog/mtb74/071013/le-front-national-est-il-dextreme-droite et qui reprend en grande partie ce qu’on peut trouver sur Wikipédia.
Concernant la grande entourloupe menée par certains sbires d’extrême droite, qui brouillent à chaque intervention un peu plus les esprits, on trouvera sur le site du monde diplomatique, un excellent article de Evelyne Piellier http://www.monde-diplomatique.fr/2013/10/PIEILLER/49683

JM.F