Editorial du 1er Au 8 avril

jeudi 31 mars 2016 par Radio-Grésivaudan

Ce matin en me réveillant, la radio déverse :

+ un poids lourd écrase un migrant dans le nord Pas de Calais et prend la fuite.
+ des milliers de gens s’apprêtent à manifester contre une « loi travail » faisant reculer les droits de 200 ans.
+ Donald Trump déclare qu’il faut punir les femmes pratiquant l’avortement puis se rétracte en pensant à toutes les électrices potentielles qui pourraient avoir envie de l’avorter lui, dans l’œuf.

Accessoirement (lu sur les réseaux sociaux) :

+ 6 millions de morts au Congo (des enfants, des femmes, des hommes), pas un mot à la radio ou dans la presse.

Plus tôt, dans la semaine :

+ les députés veulent réformer la loi qui défend une répartition égalitaire du temps de parole aux élections dans les médias et ce qui permet aux électeurs de faire un semblant de « choix ».
+ scandale dans un abattoir du sud-ouest : des animaux sont écartelés et frappés violemment au crâne, électrocutés alors qu’ils sont encore conscients.
+ des femmes et des enfants chrétiens morts au Pakistan dans un attentat à la bombe.
+ des gens morts à Bruxelles dans le métro et à l’aéroport dans des attentats à la bombe.
+ une chercheuse avance que nous vivons dans un quasi permanent nuage de particules fines, un pic de pollution presque constant…

Et j’en passe…

Dans l’un de ses articles, wikipédia donne cette définition du « paradigme » :
« Un paradigme est une représentation du monde, une manière de voir les choses, un modèle cohérent de vision du monde qui repose sur une base définie (matrice disciplinaire, modèle théorique ou courant de pensée). C’est une forme de rail de la pensée dont les lois (...) le cas échéant, peuvent aussi faire obstacle à l’introduction de nouvelles solutions mieux adaptées. »

Ce ne sont ni les perspectives ni les idées ni la matière qui manquent pour vivre harmonieusement et avec empathie, respect et intelligence…

C’est notre paradigme qui se cabre de plus en plus fort pour résister à sa propre disparition.
Signe qu’il va falloir faire face à encore beaucoup d’ignominies ?

Le paradigme mondial dans lequel nous évoluons serait ce « rail de la pensée » dont les lois font obstacle à des solutions mieux adaptées…

E.G