Editorial du 19 au 26 février

mardi 1er mars 2016 par Radio-Grésivaudan

De l’urgence de déconstruire le rêve voulu par le grand capital.
S’il est quelque chose d’urgent dans ce bas monde, c’est sans doute de lever le nez, lever le pied, lever les yeux de votre tablette numérique et arrêter d’avaler le rêve des « puissants » de ce monde, non ? On arrive bientôt aux prochaines élections présidentielles.
Si cela devait être synonyme d’espoir de changement, nous projetterions avec entrain ce que pourrait être « la politique de demain ».
Mais qui d’entre nous peut se réjouir des prochaines élections ?
Qui d’entre nous peut se réjouir du fait que l’on va à nouveau subir des fabulations sans cesse assénées, scénario bien huilé et jeux théâtraux du pouvoir ? 
Sous intentions renversées, déformées d’avidité, je crois que la politique et ses masques ne servent en rien l’humain...
De perte de sens en perte de sens, nous courons avec un bandeau sur les yeux. L’addition sera salée et la chute douloureuse...

Le seul choix que nous ayons encore réside sans doute dans le for intérieur de chacun :
Remettre en question systématiquement et méticuleusement chaque tentative de nous détourner de l’essentiel, y compris celle qui dicte que ceux qui pensent autrement sont de dangereux conspirationnistes : nous sommes dans le grand entonnoir de la pensée.
Accueillir les informations qui nous viennent avec distance et nuances. Faire la part des choses entre objectivité et émotions.
Se renseigner, lire, comparer.
Ne pas oublier ce qui mène aujourd’hui au pouvoir : l’alimentation d’un ego qui rapidement devient hypertrophié, passé et repassé par de sempiternelles cases/castes consanguines, comme au temps de la royauté…
Avoir un pouvoir de décision politique dans ce système c’est peut être risquer d’être avalé par ses rouages pervers…

L’état d’urgence c’est quoi, sinon un système tellement vérolé qu’il se cabre et s’endurcit pour perdurer ?

E.G