Editorial du 13 au 20 mai

vendredi 13 mai 2016 par Radio-Grésivaudan

49.3 … « Vous souhaitez invoquer une excuse facile et efficace pour évincer toute possibilité de dialogue ? Branchez vous sur le 49.3 FM, la fréquence des sourds et malentendants politiques ! »

La vie politique : théâtre-cloaque reposant sur une pathologie fiévreuse et paralytique, révélant éhontément et violemment les ficelles de son pouvoir entêté et méprisant.
L’impact du déni de démocratie est grand sur les consciences.
Le désir, non pas de fabriquer une société juste et humaine mais bien celui de gouverner les autres pour ses propres intérêts est plus gourmand que tout.

J’en conclue qu’il est impossible de bâtir un monde de paix et de justesse lorsqu’on a pas fait face pour soi même à un certain nombre d’exigences, de transparence, d’approfondissements…
Et quand bien même on formerait les futur dirigeants à cela, qu’est ce qui empêche l’être humain de nourrir une chose plutôt qu’une autre ? Nourrir la vie plutôt que le moribond ?
Pourrait t-on alors confier la gouvernance à des sages ?
En tout cas, assez des pleutres aliénés en costard neurones grillés d’ego guidés par l’Avoir plutôt que l’Etre. Marre des guignols dont l’unique objectif est de nourrir un sentiment de puissance en baissant sa culotte devant n’importe quel gros tas d’argent. Les pièges des hautes sphères politiques sont nombreux et visiblement incontournables...

Quel peut bien être le sens de tout ça si ce n’est la fin de civilisation consanguine qui se cabre face aux diverses prises de consciences des peuples ? Face à l’écroulement généralisé de l’illusion ?

Il y a plus de 200 ans nous pensions peut-être sortir d’un système inique présentant les caractères d’une décadence insupportable.
Aujourd’hui, très peu de temps après une supposée révolution, nous sommes prêts à commémorer cela comme un bien acquis, comme valeur intrinsèque de la république à chérir…
Plus précisément nous n’avons pas besoin de nous en souvenir puisque c’est là, la révolution ne s’est pas faite en profondeur. Nous n’avons gagné que des chimères…
C’est là devant notre nez et nous naviguons à vue.

Que faut-il alors en conclure ? L’Histoire se répète, oui. Si la forme a quelque peu changé, le fond lui reste identique. Entre temps la technologie, la vitesse, la performance, ont gagné du terrain pour bientôt sans doute atteindre leurs limites…
Qu’y a t-il après l’utérus et l’intelligence artificiels, les micro-processeurs, les assurances vies, les fêtes de noël, le pétrole, les faux débats, facebook et le poulet aux hormones ?

Les nouvelles continuent bien sûr de heurter les esprits mais nous ne pouvons maintenant qu’en tirer des conséquences pour nous même, pour le fond et non pas pour la forme qui tend à n’être qu’un canal de transmission de modèles toujours identiques… Quand les faits se répètent ne faut-il pas changer de fond ?

Au lieu d’acheter des avions, des immeubles, des stock options, agrandissons nos dedans, faisons de nous des jardins, des terres cultivables et immenses…

E.G


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