Editorial du 13 au 20 janvier

jeudi 12 janvier 2017 par Radio-Grésivaudan

Chers lecteurs, j’aurais tant aimé vous souhaiter une bonne année 2017. Mais là franchement, j’ai comme un fond d’impression que la formule est un peu déplacée.
A l’heure où je tape ces lignes sur mon bon vieil ordinateur portable qui soit dit en passant devient de jour en jour, ma bouche, mes oreilles, mes ailes, bref un prolongement de moi même qui m’inquiète de temps en temps. A cette heure là donc, j’hésite encore à franchir le seuil de cette nouvelle année qui s’avère "incertaine et quelque peu obscure".
Fin 2016 ne m’a pas semblé riche en promesses sur un avenir radieux et m’a laissé dans une sorte d’état proche de la sidération. Le bombardement d’Alep, l’élection de Trump, la montée en puissance des dictateurs locaux, etc,etc...
Ainsi donc je reste sur le seuil, hésitant à rentrer de plein pied, ou de pied ferme, ou en prenant la vie à bras le corps dans cette nouvelle année 2017.

Est-ce le syndrome du nombre premier ? 2017 nombre entier indivisible, est un nombre premier. Comment l’interpréter ? Année de rupture ? En positif ? En négatif ?
2011 fut la précédente année à présenter cette caractéristique : Printemps arabe, Fukushima, cap des 7 milliards d’habitants sur la terre...
A moins que ce soit l’âge, un cap à passer, qui me rapproche un peu plus de la vieillesse, mais ceci ne vous regarde pas, donc passons.
Ou bien, et c’est bien probable, quelque échéance électorale peu alléchante, dont l’issue pourrait être effarante.
Comprenez donc que je ne sois pas pressé de m’aventurer plus avant.
D’ailleurs cette météo résolument stable, une espèce de temps suspendu figeant le paysage dans une palette de couleurs à l’identique, jour après jour, renforce cette sensation de ralenti et accompagne mes états d’âme.
Toutefois, sentant que mon pessimisme est quelque peu lourdingue, et qu’une certaine gêne polie s’empare de vous : "ce type va nous foutre en l’air le moral, qu’il aille se faire voir avec ses éditos mortifères", je vais donc vivement et avec le sourire (si si je vous assure)souhaiter qu’en 2017, continuent de croitre et se multiplient, dans la solidarité et la bonne humeur, les initiatives sociales et solidaires, les créations artistiques, les radios associatives vecteur de lien social et d’information de qualité, les luttes pour la dignité humaine et le respect du travail et des travailleur(se)s, l’économie de proximité, les structures décentes d’accueil aux réfugiés, les vraies solutions pacifiques et durables, les constructions citoyennes, la poésie , les regards différents, ...etc...etc...
Bref, ainsi que j’ai pu le lire cette année sur une carte de vœux : quoi qu’il sorte des urnes, je vous présente mes meilleurs voeux.
Allez, hop, je franchis le seuil. Grâce à vous. Merci.

JM.F