Ecopla, les ex salariés veulent reprendre en...

lundi 10 octobre 2016 par Radio-Grésivaudan

Ecopla, les ex salariés veulent reprendre en main leur entreprise

Depuis 1960 dans le Grésivaudan, Ecopla (ex-Alurec) transforme de l’aluminium en barquettes pour l’agroalimentaire. Parmi ses clients : Brossard, Pasquier, La Fournée Dorée. C’est la dernière entreprise française détenant ce savoir-faire.
Anciennement Péchiney, Ecopla a d’abord été vendue en 1996 à un groupe anglais, Ekco Packaging. Racheté en 2001 par son concurrent NFP, puis cédée en 2006 au fonds de pension américain Audax. Revendue 2 ans plus tard aux banques anglaises créancières, et enfin en 2012 à un businessman, Jerry Ren, lui-même propriétaire d’entreprises anglaises à travers la Bawtry Investment Ltd.

En 2014, la fortune personnelle de Jerry Ren est estimée à 900 millions de dollars par le média australien ABC, qui le présente alors comme l’homme le plus riche des Territoires du Nord.
L’actionnaire sino-australien propriétaire d’ECOPLA a laissé l’entreprise dans un triste état : depuis 2012, le chiffre d’affaires d’ECOPLA s’est écroulé et l’entreprise n’a plus ni stock de matières premières, ni stock de produits finis.

Les ex salariés tiennent bon et ont même le projet de reprise de leur entreprise. Le tribunal examine les offres de reprise dont celle déposée par 20 des 77 ex-salariés.

Ce groupe de salariés a lancé un projet sur la plateforme de financement Ulule pour récolter les 50 000 € qui viendront appuyer leur projet et acheter le premier camion d’aluminium et ainsi relancer l’usine.. Toute personne désirant soutenir le projet peut déposer 5€ ou plus sur la plateforme et contribuer à son succès.

Pour collecter leurs premiers euros, les ex d’Ecopla ont vendu des portions de paella le samedi 21 mai à la mi-journée, au Touvet (Isère), et continuent leurs actions.

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Historique de l’affaire Ecopla.scop.

Ecopla à plat.

A St-Vincent-de-Mercuze en Isère, les salariés d’Ecopla s’alarment. Ils produisent 10 fois moins de barquettes alu qu’avant. Les salaires de janvier seront payés in extremis. Et du chômage technique sera imposé en février. Pas de dialogue possible avec Jerry Ren, le principal actionnaire,qui ne veut pas remettre les pieds dans ECOPLA.
Sébastien Rulfo, adjoint chef d’équipe à Ecopla.
Christophe Chevalier, monteur/régleur depuis quinze ans à Ecopla.

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Enfumage à Ecopla.

Ils se sont fait enfumer les salariés d’Ecopla, ce n’est pas faute d’avoir tiré la sonnette d’alarme dès 2014 puisque l’entreprise avait vu son chiffre d’affaires divisé par deux en l’espace de deux ans et c’est à cette période qu’Ecopla était déjà passé devant le tribunal de commerce où le principal actionnaire, Jerry Ren, avait promis de faire le nécessaire pour préserver cette société.
Jerry Ren principal actionaire, devenu depuis président d’Ecopla, a pourtant bénéficié d’avantages publiques comme le CICE (Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi), du crédit d’impôts recherche, du dispositif de c hommage partiel ou encore du rééchelonnement des dettes sociales.
Avec : 
Karine Salaün, secrétaire du CHSCT et assistante commerciale chez Ecopla.
Christophe Chevallier, monteur/régleur et délégué CGT chez Ecopla.

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Ecopla bradé ! Le projet de SCOP avorté.

Le Tribunal de Commerce vient de trancher en faveur d’un groupe italien concurrent, Cuki. Il reprendrait le parc machines-outils d’ECOPLA France contre un chèque de 1,5 millions d’euros.
C’est une surprise pour les anciens salariés de l’entreprise de barquette en aluminium. Ils croyaient en leur projet de reprise en SCOP, soutenus par de nombreux élus de la région. Selon eux, le tribunal a fait le choix de revendre le savoir-faire Francais, et de ne pas sauvegarder l’emploi pour les années à venir .
Ils étaient nombreux, vendredi midi, à venir les soutenir. Avec l’inquiétude de voir apparaitre, au loin, sur la départementale, les premiers camions italiens venus chercher les machines...Nous avions reçu il y a peu Christophe Chevalier et Karine Salün. Ils étaient bien sûrs présents hier devant leur ancienne entreprise.
Pierre Béguery, vice président à l’économie à la communauté de communes du Grésivaudan.

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Les amis d’Ecopla font appel.
 
Ce 16 juin, le Tribunal de Commerce de Grenoble a tranché en faveur de la reprise de l’entreprise, ECOPLA, par un concurrent italien, lui accordant ainsi le rapatriement de
l’outil de travail en Italie. Une décision qui va à l’encontre des intérêts économiques de notre pays, puisqu’elle fait le choix de brader une entreprise industrielle
unique en France, son savoir-faire et ses emplois, sans même considérer le coût social que cela va engendrer. Convaincus de la viabilité du projet et appuyés de des partenaires locaux, financeurs et conseils juridiques, les ex-salariés d’Ecopla ont décidé de faire appel à l’ordonnance prononcée par le juge commissaire du tribunal de commerce.
Cette démarche sans précédent a été présentée lors d’une conférence de presse le 30 juin.
L’appel est non suspensif de la décision du tribunal, à tout moment la societé italienne CUKI peut venir chercher les machines pour les rapatrier en Italie. Les ex-salariés d’Ecopla occupe donc l’usine de Saint Vincent de Mercuze...
Christophe Chevalier, ex-salarié

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Karine Salaün, ex salariée d’Ecopla

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Michel Rohart, directeur de l’Union régionale des SCOP de Rhône-Alpes a accompagné les salariés d’Ecopla dans leur projet de scop et explique ce qu’il pense de cette décision du tribunal de commerce.

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Les Amis d’Ecopla présente une tierce opposition.

Ils étaient nombreux les ex-salariés d’Ecopla ce 18 juillet devant le tribunal de Grenoble.
L’appel formulé n’étant pas suspensif du jugement en faveur de Cuci qui peut, si l’entreprise italienne paye, venir chercher les machines à Saint-Vincent-de-Mercuze.
De fait, les amis d’Ecopla et neuf autres ex-salariés ont déposé chacun une procédure dite de « tierce-opposition » puisque ils n’ont pas été parties à la procédure alors qu’elles avaient intérêt à y défendre leurs droits, elles peuvent alors faire à nouveau juger les dispositions du jugement qui leur font grief. Le délibéré est attendu début septembre.
Avec :
Christophe Chevalier.

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ecopla la situation au 16 septembre 2016  

Les ex salariés tiennent bon et ont même le projet de reprise de leur entreprise. Les salariés étaient à Paris rencontrer des ministres ce 12 septembre pour défendre leur projet de Scop : ils sont toujours en attente d’une réponse du tribunal, l’entreprise italienne Cuki ne s’étant toujours pas présentée sur les lieux de l’entreprise.
 Ils ont meme eu rdv avec Emmanuel Macron, ex ministre de l’économie, et chef de file du nouveau parti politique en Marche.
 Ce groupe de salariés avait tt d’abord lancé un projet sur la plateforme de financement Ulule pour récolter les 50 000 € pour appuyer leur projet et acheter le premier camion d’aluminium et ainsi relancer l’usine.. Toute personne désirant soutenir le projet peut déposer 5€ ou plus sur la plateforme et contribuer à son succès.
 Mais le Tribunal de Commerce avait alors tranché le 16 juin en faveur d’un groupe italien concurrent, Cuki. Il reprendrait le parc machines-outils d’ECOPLA France contre un chèque de 1,5 millions d’euros.
 Une surprise pour les anciens salariés de l’entreprise de barquette en aluminium de St Vincent de Mercuze. Ils croyaient en leur projet de reprise en SCOP, soutenus par de nombreux élus de la région. Selon eux, le tribunal a fait le choix de revendre le savoir-faire Francais, et de ne pas sauvegarder l’emploi pour les années à venir .

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ECOPLA au tribunal avec leurs soutiens

Linda Bensalah, secrétaire générale de la CGT Isère, François Ruffin, rédac chef du journal Fakir, Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, élus de gauches, ils étaient tous là, devant le tribunal de commerce de Grenoble. Tous sont venus scander : ECOPLA vivra ! Après le défilé des politiques à l’usine durant une semaine, les ex salariés ont le moral, quelques minutes avant leur entrée dans le tribunal, sous une haie d’honneur. Le jugement a été mis délibéré au 20 octobre.

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