Autobiographie d’un virus

vendredi 5 janvier 2007 par Radio-Grésivaudan

Autobiographie d’un virus

de Eric Nataf
l’histoire  : Autobiographie d’un virus (Odile Jacob) Après le Sida, Ebola, le SRAS, un nouveau virus le SYSTAC ou syndrome de stérilité acquise menace d’extinction le genre humain. La fécondité des couples baisse de manière spectaculaire dans les catégories sociales les plus aisées des pays riches. Accident de laboratoire ? Bio-terrorisme ou pur hasard ? Le fléau est pris au sérieux par les chercheurs. Une course de vitesse s’engage pour en identifier la source et combattre cet ennemi intelligent qui semble réfléchir comme un humain.

l’auteur Eric Nataf est médecin, radiologue, échographiste spécialisé en gynécologie, chargé d’enseignement à l’hôpital Cochin.

coup de coeur  : Dans cette histoire diabolique, on rentre au cœur des laboratoires de recherche les mieux gardés - ceux qui abritent les souches foudroyantes convoitées par les bioterroristes. On croise des chercheurs dévorés d’ambition et des chefs de service crevant de peur, des James Bond en jupette et des trafiquants véreux, ainsi qu’un pêcheur breton échoué au fin fond de l’estuaire de la Volga. On côtoie ces virus insaisissables, attendant, tapis dans l’ombre, depuis des millions d’années, l’occasion de se manifester. Pour son premier roman, Eric Nataf, médecin, a frappé très fort. Cette course contre l’infection, menée au grand galop, est si proche de la réalité qu’on se demande si tout cela n’est pas pour demain. Mais surtout l’auteur fait parler d’autres voix, qui apportent au récit un élément troublant. Celle du créateur du virus, celle du virus lui-même et de sa communauté. On entend la parole de ces tueurs microscopiques, incapables de raisonner individuellement, mais animés, en masse, d’une même idée : détruire. Et cela fait froid dans le dos.


forum

  • Autobiographie d’un virus
    26 février 2007

    Merci pour tout

    Eric Nataf

    PS : depuis, j’ai sorti un 2ème opus. Le mal par le Mal, une histoire d’un homéoptahe séril killer, aux mêmes Editions.