Editorial du 24 juin au 1er juillet

Édito n° 20160628 : de l’individu.

Tiens ! Et si on parlait un peu de ce grand absent. Nombreux sont ceux qui accusent de tous les mots une société qui serait par trop « individualiste ». Paradoxe sémantique s’il en est : une société, par définition est ce qui organise le collectif, elle ne peut donc être « individualiste » que si elle valorise l’individu en tant que personne au sein d’un collectif solidaire qui FAIT société. Ce type de société existe encore et a existé, il s’agit notamment de sociétés à tradition initiatique où chacun est individuellement invité, poussé, incité, pour ne pas dire obligé à exprimer sa personnalité, son potentiel, sa vocation, ses talents propres afin que cet accomplissement personnel rejoigne l’intérêt général.
La société dans laquelle nous vivons propose exactement le contraire : orienter de façon très précoce les individus de façon à les faire rentrer dans des catégories pré-définies qui sont, selon ceux qui pensent savoir pour autrui des catégories pertinentes répondant au besoin collectif. Le problème c’est que dans une société globalisée de 8 milliards d’individus, la seule catégorie pertinente à laquelle nous nous référons est l’économie et sa sacro-sainte Croissance. Cette catégorie, envisagée seule et déconnectée des données essentielles que sont l’humain et la Nature est d’autant plus efficiente et efficace si elle propose à des individus, réduits au rang de consommateurs des produits normés, standardisés et « customisés » (customer en anglais = client ). Nous avons donc réussi la prouesse de proposer le même modèle à tous en nous faisant croire qu’il est adapté et différent pour chacun d’entre nous, de nous imposer un standard en nous faisant croire que nous faisons des choix, de nous faire croire à notre singularité (en proposant à chacun d’entre nous notre ¼ d’h de gloire médiatique et un profil numérique personnel) en faisant de nous des anonymes absolument interchangeable).
Mais le pire dans tout ça, c’est la récupération des rebelles, de la marginalité, , et malheureusement bien souvent leur auto-récupération. Ainsi ceux qui dénoncent ce système égoïste basé sur la compétition entre les hommes en le taxant d’individualiste font une grossière erreur. Ceux qui brandissent le collectivisme contre le chacun pour soi se trompent tant dans le diagnostic que pour le remède qu’ils proposent. Et crient au complot alors que leur repli sur eux mêmes, leur refus de prendre leur part dans un débat démocratique est en soi une négation de tout ce qui fait société.
Il n’y a pas, que cela soit dit une fois pour toute, de prééminence du collectif sur l’individu ni de l’individu sur la société, mais une interaction créatrice de l’un sur l’autre. La force de chacun d’entre nous est d’assumer ses choix, de faire valoir ses droits, et d’exercer, dans le débat public sa force créatrice. L’abandon devant l’inéluctable, le fatalisme, la soumission au système est aussi mortifère que le refus ou la négation de tout système. Seule la prise de conscience que chaque maillon est indispensable à la chaîne peur rendre à chacun à la fois sa liberté, son autonomie, et sa solidarité avec l’ensemble.
Conclusion : JE suis responsable non seulement de mon propre comportement individuel, mais JE suis aussi responsable du fonctionnement global du système qui dépend de ce comportement. J’éviterai donc de rejeter systématiquement ce que je perçois comme une atteinte à ma liberté sur la responsabilité d’autrui et ferai en sorte de réduire autant que possible mes propres contradictions entre les valeurs que je prône et mes actes au quotidien.
JE aime VOUS parce que JE aime MOI et que JE vois MOI en VOUS et VOUS en MOI.

La bise !

S.R

Grési Dos D’ânes, la tournée

Du 12 juin au 14 juillet 2016 sur les balcons de Belledonne, la compagnie Artiflette organise une tournée « locale et artisanale » avec leur spectacle le « Rocket Tiger Circus » , un duo maladroit de cirque burlesque tout public et familial. Ils partent avec Michel et Ouest, leur deux ânes et compères qui ont la communication facile. C’est une tournée itinérante à travers le Grésivaudan, à pied, à vélo et accompagnée d’ânes pour porter le matériel de spectacle.

Roots Rock Reggae

Roots Rock Reggae : Emission d’actualité musicale totalement reggae ! 1 jeudi sur 2 - 20h30 à 21h30 Jeudi 30 juin 2016 : dernière émission de l’année en lien avec Julien de Don du Son ! Soyez à l’écoute ! RDV à 20h30 sur Radio Grésivaudan.

La Télé au Placard

La Télé au Placard c’est votre émission quotidienne, du lundi au vendredi, de 10h30 à 12h (rediffusion à 16h30), qui donne la parole aux acteurs et actrices de la vie locale et culturelle du Grésivaudan !
Vous pouvez également nous retrouver sur notre page Facebook pour partager nos événements.

Invité(s) aujourd’hui Jeudi 30 juin :

- Cathy Gauglin pour nous présenter le festival Les Sons du Lac, qui se déroulera vendredi 1er et samedi 2 juillet, au lac de Châteauneuf en Savoie. L’intégralité de la programmation sur www.lessonsdulac.com
- La Compagnie Artiflette pour la tournée « Grési’dos d’ânes » qui prend la route de Ste Agnès. Toutes les actualités de la troupe sur : https://gresidosdanes.wordpress.com/
- Anne Bitran de la Compagnie Les Rémouleurs pour nous présenter le spectacle de marionnettes et de jeux d’ombre que la troupe jouera samedi 2 juillet à 18h30 dans le cadre du festival de l’Arpenteur. Vous pouvez réserver et retrouver toute l’actualité du festival sur le site : www.scenes-obliques.eu
- Damien Brochier de la Compagnie Vocale pour nous présenter leur nouvelle production : Stone. Cette comédie musicale est largement inspirée de Starmania, que l’on ne présente plus... Leur prochaine représentation, c’est le samedi 9 juillet à 20h30 à la Pléïade à Allevard les Bains. Billeterie à l’Office du Tourisme, ou sur le site www.yurplan.com ou en appelant le 04 76 45 10 11

Paroles

mercredi 29 Juin  : à 18h rencontre avec Tanguy Viel pour Paris-Brest :
Il est évident que la fortune pour le moins tardive de ma grand-mère a joué un rôle important dans cette histoire. Sans tout cet argent, mes parents ne seraient jamais revenus s’installer dans le Finistère. Et moi-même sans doute, je n’aurais jamais quitté Brest pour habiter Paris. Mais le vrai problème est encore ailleurs, quand il a fallu revenir des années plus tard et faire le trajet dans l’autre sens, de Paris vers Brest.

Carbone zero

Mercredi 29 juin  : Xavier Van Der Stappen « No oil »
Couvrir la distance de 6000 km séparant Bruxelles-Paris à Dakar au Sénégal, en vélo solaire, sans consommer une goutte de pétrole. Tel était le projet de Xavier Van der Stappen un ethnographe belge de 47 ans, fondateur de l’association Cultures & Communications Une démarche éco-citoyenne destinée à promouvoir une révolution culturelle, un changement de nos habitudes de consommation pour la réduction de notre impact sur l’environnement, le climat et notre cadre de vie. Rencontré et interviewé lors d’un salon à St Etienne, Xavier nous explique sa démarche et le slogan de son voyage : « Penser globalement, agir localement ! » sans débauche de moyens mais pour une grande visibilité. Xavier Van der Stappen est là pour promouvoir d’autres formes de mobilité. Un message aux décideurs des pays du Sud sur l’importance de l’adoption des énergies renouvelables pour atteindre l’autonomie énergétique. Pour mieux comprendre sa démarche et avoir plus d’info, il suffit de vous rendre sur le site www.parisdakarnooil.org

La voix du Kaizen ou Les colibris

Mardi 28 juin  : à 13H, Misha Demidjuk
Misha a un parcours de vie surprenant. Jeune voyageur, il essaye différents métiers mais sait déjà qu’il sera entrepreneur. Il choisi alors le bois et le jeu pour faire vivre sa famille, créer de l’emploi et être dans une démarche solidaire. La voix du Kaizen lui donne la parole.

Polemix et la voix off

Mardi 28 Juin à 12H30 et mercredi 29 Juin à 24H

Jean Zay – Episode 2 – 1940 – Résistant contre le choix de l’étrange défaite

Jean Zay soldat et diffamé dans Gringoire2 septembre 1939 : Alors que rien ne l’y obligeait – si ce n’est son sens moral – Jean Zay démissionne de son poste de ministre et demande à combattre. Ses chefs militaire voudront le faire décorer pour son courage.

Le régime fasciste de Vichy tentera pourtant de faire passer Jean Zay pour un déserteur. Simulacre de procès qui évoque celui de Dreyfus.

Or, tout comme De Gaulle, (également accusé de désertion), Jean Zay choisit de continuer la lutte contre les nazis, non pas depuis Londres, mais depuis l’Afrique du Nord, hélas contrôlée par les traitres de Vichy : Piège.

Mais qui a vraiment trahi et déserté ? Pas Jean Zay. Mais assurément une partie de l’état-major français, au service de l’oligarchie économique.

Après avoir clamé « Plutôt Hitler que le Front Populaire » en 1936, des dirigeants économiques de la France ont opté pour le choix de la défaite face aux nazis. Après une « drôle de guerre » consistant pour les Français à trahir et abandonner leur alliée La Pologne, et à attendre que les armées allemandes envahissent la France… en repassant par là où elles étaient déjà passées en 1914 ! « Etrange défaite » écrit Marc Bloch dès 1940 !

Ce n’est pas une erreur de stratégie, mais un choix : celui de la trahison et du fascisme, qui permettront au capital français d’en finir avec toute idée de Front Populaire… au moins pendant les quatre années de l’occupation.

Jusqu’au retour des conquis sociaux, à la Libération, avec le Programme du CNR – Le Conseil National de la Résistance.

A voir et revoir absolument : Le documentaire « Le chagrin et la pitié » de Marcel Ophüls.

Micros de Régions

Lundi 27 Juin à 8H30 :

Traversée des Alpes L’épopée du Gothard :
Traversée du Gothard : Histoire d’une folle épopée. Depuis deux siècles, l’histoire des transports par le Gothard est une course de vitesse. S’il fallait 14 jours en mulet au début du XIXs pour aller de Bâle à Lugano, on ne mettait plus que 49 h en diligence postale dès 1830, puis 13 en chemin de fer, lorsque fut inaugurée la première ligne en 1882. Aujourd’hui 3 heures et demie suffisent, dont 27 minutes seulement par le nouveau tunnel de base inauguré le 1er juin dernier. Le Gothard est un carrefour unique au cœur des Alpes. De là partent quatre fleuves : le Rhin, la Reuss, le Rhône et le Tessin. Autant de cultures et de langues. C’est le point de séparation de deux climats : l’atlantique et le méditerranéen. Il porte le nom de Saint Gothard, le patron des marchands, canonisé en 1230, même si le moine bénédictin n’y a jamais franchi le col. Il symbolise l’essor du chemin de fer, avec son pionnier, le politicien suisse Alfred Escher, fondateur du Crédit Suisse et du Polytechnicum de Zürich. Il fallait bien des appuis politiques pour décider, de l’argent et des techniciens pour monter ce projet fou de traverser les Alpes en train. Retour sur une aventure scientifique et industrielle, avec Maurus Lauber, directeur de Swiss Travel System AG, le réseau suisse de transports publics.
avec : Maurus Lauber, directeur de Swiss System Travel AG

La vie locale

La Vie Locale du 25 et 26 juin à 11h
LE DOSSIER : THEA.

L’INVITE DE LA SEMAINE : Jeunes en Montagne.

Parfums Exotiques

Dimanche 26 juin à 16H30
Émission du 22 juin 2016 Un moment rare dans Parfums Exotiques, en direct, avec Vaber DOUHOURE qui, avec ses contes et ses chants, nous emmène loin vers sa terre africaine.